Huit génomes Jomon révèlent une homogénéité ancienne et une ascendance plus forte que prévu chez les Japonais.
Cette étude analyse huit génomes Jomon très couverts, datés de 9000 à 2800 ans avant notre ère. Malgré une grande diversité écologique, les populations Jomon sont restées génétiquement très homogènes, probablement isolées après la dernière glaciation. Une stratification temporelle existe : les individus du Jomon initial (Iyai) forment une branche plus ancienne et plus éloignée des Japonais actuels. Les analyses de scores polygéniques suggèrent des prédispositions phénotypiques liées au mode de vie de chasseurs-cueilleurs.
Les trois échantillons du site DRR893171 appartiennent tous au Jomon initial. Leurs lignées paternelles sont D-CTS4292, D-CTS220 et D-Z1513, tandis que les lignées maternelles sont N9b (2 individus) et N9b3 (1 individu). Cette combinaison confirme une continuité génétique locale et une diversité limitée des haplogroupes, cohérente avec une population isolée.
Pour les passionnés de généalogie génétique, cette étude montre que l'ascendance Jomon est plus importante que supposé chez les Japonais actuels. Elle souligne aussi que des adaptations anciennes, comme la tendance à l'obésité ou au dyslipidémie, persistent dans les populations modernes.
Tuiles de carte par TheYtree · taille du point = nombre d'échantillons