Les momies égyptiennes révèlent un passé génétique plus proche du Proche-Orient.
Cette étude a analysé l'ADN de momies égyptiennes vieilles de 1300 ans, de la période du Nouvel Empire à l'époque romaine. Les résultats montrent que les anciens Égyptiens partageaient plus d'ancêtres avec les populations du Proche-Orient qu'avec les Égyptiens modernes. Ces derniers ont ensuite acquis un héritage génétique d'Afrique subsaharienne plus récent. Cela suggère que la vallée du Nil a connu des flux migratoires importants après l'Antiquité.
Deux échantillons d'ADN mitochondrial ont été extraits de momies. L'un appartient à l'haplogroupe I9, l'autre à J1d7b2. Ces lignées sont fréquentes au Proche-Orient et dans le bassin méditerranéen, ce qui confirme les liens anciens entre l'Égypte et ces régions. Aucun haplogroupe paternel n'a pu être déterminé pour ces échantillons.
Pour les passionnés de généalogie génétique, cette étude montre que les Égyptiens modernes ne sont pas les descendants directs et inchangés des bâtisseurs des pyramides. Les migrations historiques, notamment depuis l'Afrique subsaharienne, ont profondément modifié le pool génétique égyptien au cours des derniers millénaires.