À Çatalhöyük, les liens de parenté passaient surtout par la lignée maternelle.
Cette étude analyse l'ADN ancien de 131 individus sur 395 exhumés à Çatalhöyük, en Anatolie, entre 8000 et 5800 avant notre ère. Les chercheurs ont comparé les liens de parenté entre habitants d'une même maison ou de maisons voisines. Résultat : ces liens reposaient principalement sur la lignée maternelle, même si les schémas de parenté ont évolué au fil du temps. Une seconde étude, sur un échantillon géographique plus large, décrit des dynamiques de population, dont la diffusion de pratiques culturelles sans mélange génétique.
Le site ne compte que 3 échantillons exploitables, tous résolus pour la lignée paternelle : un J-Y29696, un J-L255 et un R-L20. Côté maternel, un seul haplogroupe est listé, U3b2. Ces effectifs très faibles ne permettent aucune conclusion statistique sur la population du site ; ils illustrent seulement la diversité des lignées paternelles présentes et la présence de l'ADN mitochondrial U3b2.
Pour les passionnés de généalogie génétique, ce travail rappelle que la parenté ne se lit pas seulement dans l'ADN paternel : à Çatalhöyük, c'est la mère qui structurait les liens entre maisons. Les haplogroupes Y rares du site montrent aussi qu'un petit échantillon ne résume jamais une population entière.