L'ADN ancien révèle que la tombe I de Vergina abritait un homme, pas Philippe II.
La tombe I du Grand Tumulus de Vergina, dite « tombe de Perséphone », a livré des ossements humains non brûlés. Les analyses combinées (datation radiocarbone, ADN ancien, isotopes, ostéologie) montrent qu'il s'agit d'un homme de 25-35 ans, mesurant environ 167 cm, inhumé entre 400 et 356 av. J.-C. Une femme y est aussi présente. Les restes d'enfants et d'animaux datent de l'époque romaine et sont intrusifs. L'hypothèse identifiant ces os à Philippe II et à sa famille n'est pas soutenue par les données scientifiques.
Deux échantillons sont référencés sur le site. Un seul a un haplogroupe Y résolu : R. Les haplogroupes mitochondriaux identifiés sont H1b et T2b. Ces données, bien que limitées, confirment la présence d'au moins un individu masculin et d'une femme, cohérent avec les résultats publiés. Aucune culture archéologique n'est associée dans les statistiques fournies.
Pour les passionnés de généalogie, ce cas illustre l'importance de croiser ADN ancien, datation et contexte archéologique. Il rappelle que des ossements mêlés peuvent provenir d'époques différentes et que les identifications royales doivent être prouvées, non supposées.
| Haplogroupe | Échantillons | |
|---|---|---|
| R | 1 |
| Échantillon | Y-DNA | mtDNA | Culture / Période |
|---|---|---|---|
| DEM3237_AH3J5WDRX2_L001 | R | T2b |